À la une
Logic and cognition : recent advances - 16 octobre 2026
Publié le 7 octobre 2026 – Mis à jour le 7 octobre 2026
Lieu(x)
Salle 233, bâtiment Gergovia (UFR LCSH)
Le workshop accueillera Paula Quinon (Institut Polytechnique de Varsovie) et Ryo Ito (Université Waseda, Tokyo) pour deux interventions :
14h : Paula Quinon
Conceptual spaces and inductic logic : From numerical cognition to arithmetic
Résumé : Cet exposé fait partie d'un projet consacré aux espaces conceptuels comme outil de modélisation des concepts mathématiques, et porte sur les entiers naturels. Les systèmes cognitifs de base, que je modélise dans des espaces conceptuels, fournissent les premières propriétés des nombres : l'individuation des objets, l'estimation approximative des quantités sur la dimension ANS et la régularité du pas « un de plus ». Le reste vient d'un dialogue avec la culture, à travers les systèmes de numération, le comptage et le travail théorique (Menary 2015 ; Pantsar 2019). On objecte souvent à cette approche qu'elle ne donne que des opérations simples sur de petits nombres. Pour y répondre, je montre, en suivant Walsh (2014), quelle part de l'arithmétique la logique inductive permet d'obtenir à partir de ces bases : des exemples vérifiés confirment les lois générales de l'addition et de la multiplication, et ces lois suffisent pour établir le résultat de n'importe quel calcul particulier, quelle que soit la taille des nombres. J'indique enfin ce que la logique inductive ne donne pas : l'acceptation de l'induction pour toute propriété, et la référence des numéraux à la suite des entiers naturels.
15h30 : Ryo Ito
Quasi-Fregean intensional logic and the Russell-Myhill paradox
Abstract : In this paper, I present a formal presentation of the Russell-Myhill paradox by developing a version of intensional logic that is quasi-Fregean in two senses: it can express the relation between sense and reference, and it is what (I think) Russell attributes to Frege in `On Denoting'. In the literature, it has been customary to formulate the paradox by assuming (or proving from some given axioms) that every reference has a sense. Yet, if Russell's original formulation of the paradox is valid, it should be possible to formulate the paradox without this assumption. I attempt to show that even if we draw the distinction between sense and reference, it is possible to formalise the paradox without assuming that every reference has a distinct sense.
14h : Paula Quinon
Conceptual spaces and inductic logic : From numerical cognition to arithmetic
Résumé : Cet exposé fait partie d'un projet consacré aux espaces conceptuels comme outil de modélisation des concepts mathématiques, et porte sur les entiers naturels. Les systèmes cognitifs de base, que je modélise dans des espaces conceptuels, fournissent les premières propriétés des nombres : l'individuation des objets, l'estimation approximative des quantités sur la dimension ANS et la régularité du pas « un de plus ». Le reste vient d'un dialogue avec la culture, à travers les systèmes de numération, le comptage et le travail théorique (Menary 2015 ; Pantsar 2019). On objecte souvent à cette approche qu'elle ne donne que des opérations simples sur de petits nombres. Pour y répondre, je montre, en suivant Walsh (2014), quelle part de l'arithmétique la logique inductive permet d'obtenir à partir de ces bases : des exemples vérifiés confirment les lois générales de l'addition et de la multiplication, et ces lois suffisent pour établir le résultat de n'importe quel calcul particulier, quelle que soit la taille des nombres. J'indique enfin ce que la logique inductive ne donne pas : l'acceptation de l'induction pour toute propriété, et la référence des numéraux à la suite des entiers naturels.
15h30 : Ryo Ito
Quasi-Fregean intensional logic and the Russell-Myhill paradox
Abstract : In this paper, I present a formal presentation of the Russell-Myhill paradox by developing a version of intensional logic that is quasi-Fregean in two senses: it can express the relation between sense and reference, and it is what (I think) Russell attributes to Frege in `On Denoting'. In the literature, it has been customary to formulate the paradox by assuming (or proving from some given axioms) that every reference has a sense. Yet, if Russell's original formulation of the paradox is valid, it should be possible to formulate the paradox without this assumption. I attempt to show that even if we draw the distinction between sense and reference, it is possible to formalise the paradox without assuming that every reference has a distinct sense.