Spiritualisme français et idéalisme allemand. Approches de la liberté

Spiritualisme français et idéalisme allemand. Approches de la liberté

Colloque organisée par l’association étudiantes Panta Rhei les vendredi 17 et samedi 18 juin prochains à la MSH de Clermont (amphi 220).

Ces deux journées, organisées par l’association étudiante Panta Rhei, sont l’occasion de faire se rencontrer, sur la thématique de la liberté, deux traditions philosophiques dominantes du XIXe siècle : le spiritualisme français et l’idéalisme allemand. Les conférences se tiendront à la MSH (4 rue Ledru, amphi 220) de Clermont-Ferrand, les vendredi 17 et samedi 18 juin à partir de 9h. Huit communications sont attendues. Venez nombreux !

Entre les deux traditions continentales majeures du XIXe siècle, il existe évidemment de nombreux points de passage, qu’ils soient historiques, génétiques ou conceptuels. Malgré tout, la mise en lumière de ces points se révèle d’une difficulté surprenante au chercheur qui tente l’entreprise.

La difficulté initiale tient en fait à la détermination des acteurs : Qui, parmi les philosophes français, est spiritualiste ? Qu’est ce qui est allemand dans l’idéalisme ? En effet, la partition du XIXe siècle philosophique en deux mouvements distincts relève tout autant de considérations conceptuelles ("spiritualisme"/"idéalisme"), que de considérations génétiques ("français"/"allemand") ; s’il y eu des "idéaliste français" (comme peut-être Renouvier ou Hamelin), une histoire globale de la philosophie a tôt fait de les ramener à une même dynamique nationale : le spiritualisme français. Le premier problème est donc celui de l’unité des deux mouvements, unité qui doit être jugée tout autant sur le concept que sur sa transmission.

L’objectif du colloque est d’éclairer les deux traditions dans une même discussion qui considère aussi bien les échanges réels (comme entre Ravaisson et Schelling, Cousin et Hegel, ou Fichte, Lachelier et Lequier) que les convergences conceptuelles. Ces différents acteurs de la philosophie, allemands comme français, ne sont-ils pas en première instance tous soucieux de philosopher et fonder la science après Kant et de penser la liberté ?

C’est ainsi que le fil conducteur de ce colloque sera l’un de ces soucis : affirmer la liberté, dont l’énigme, depuis qu’elle a surgi dans les termes de Kant, n’a cessé de reparaître tout au long des traditions qui nous intéressent. Les exigences de ces penseurs qui doivent articuler connaissance du monde et liberté du moi sont peut-être les plus éminemment philosophiques. Elles le sont en tous cas pour le temps qui est le leur ; peut-être est-il toujours le nôtre.

Vendredi 17 juin (MSH - Amphi 220)

Ouverture à 09h00

09h15 - Alexandra Roux : "Comment la liberté croit en elle-même : de Fichte à Jules Lequier".

10h45 - Alain Petit : "Ravaison, de l’habitude à la grâce : la question de l’activité".

Pause déjeuner

14h30 - Laurent Fedi (en vidéoconférence) : "Mme de Staël et l’Allemagne dans la formation du spiritualisme français".

16h00 - Andrea Bellantone : "L’oubli de l’esprit".

Samedi 18 juin (MSH - Amphi 220)

09h00 - André Stanguennec : "Sur la transmission de Hegel à Ernest Renan par Victor Cousin".

10h30 - Jean-Louis Vieillard-Baron : "L’idée de l’âme, la liberté et la personne chez Louis Lavelle".

Pause déjeuner

14h00 - André Clair : "Déduction ou Narration ? Lequier et l’affirmation de la liberté".

15h30 - Mildred Galland-Szymkowiak : "Individu, liberté, personnalité chez Schelling (1801-1811)".

Clôture à 17h00

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